Cantiere biografico
degli Anarchici IN Svizzera








ultimo aggiornamento: 19/09/2020 - 19:10

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CASTEU Second (Segond)

Tipografo



Thipographe




Nizza 27.1.1876 da Jean Baptiste e Marie Baude – Parigi 18.5.1935 (o il 21 ?)
Sposato a Vevey il 17.10.1895 con Perrin Louise Henriette Emilie (21.11.1873-25.1.1914), cittadina svizzera (6 figli dal 1896 al 1903). Rimasto vedovo sposa a Antibes Eugénie Trébuquet nel marzo 1915.


A 19 anni svolge 19 giorni di servizio militare, poi si rifugia in Svizzera nel 1895, dove risulta domiciliato dapprima a Pully VD poi a Chailly VD.
Nel 1903 già attivo sindacalista rivoluzionario nel sindacato tipografi di Losanna. Dal 1905 membro del Syndicat des tipographes di Losanna e del Consiglio di amministrazione della Maison du Peuple, membro della FUOSR; neomaltusianista. Tipografo all’Imprimerie communiste della FUOSR di Losanna dal 1906, in cui vengono stampati il settimanale della FUOSR La Voix du Peuple, L'Exploitée, ecc.. Collaboratore de La Voix.
Nel 1908 è delegato al congresso annuale della FUOSR di Vevey. Nel 1909 propone una Fédération romande del settore edile affiliata alla FUOSR e il 4 settembre 1909 undici sindacati accettano gli statuti della nuova Fédération romande des travailleurs du bâtiment, di cui sarà animatore il ticinese Giovanni Devincenti.
Arrestato nell'agosto 1910 per insulti e minacce - art. apparso su La Voix du Peuple di Losanna - nei confronti del presidente francese Fallières in visita ufficiale in Svizzera (art. "Assassins"), viene espulso con il decreto federale del 29 agosto 1910,  nonostante 15 anni di residenza in Svizzera e sposato con una cittadina elvetica.


Rientra in Francia in ottobre, dapprima a Thonon, Parigi, poi Nizza, sempre con la numerosa famiglia. Segretario della Bourse du Travail di Nizza, milita nel Syndicat unitaire livre papier fino al 1928.
Rimasto vedovo, i suoi figli frequentano La Ruche di Sébastien Faure e qui conosce Eugénie Trébuquet, insegnante che poi sposerà nel marzo 1915 a Antibes (divorzio nel maggio 1931).
Mobilitato nel 1914, nel 1918 a Crillon collabora a Le Libertaire, poi corrispondente del Germinal, settimanale di La Somme fino alla sua chiusura nel 1933. Condannato a 2 anni con la condizionale nel 1921 per un comizio pubblico rivoluzionario. Nel 1922 rappresenta la Fédération de L'Oise al III convegno dell'Union anarchiste. Nel 1924 accoglie per alcuni mesi Emile Cottin [questi nel 1919 aveva tentato di giustiziare il presidente del Consiglio Clemenceau - poi miliziano in Spagna, vedi Gimenez in "Amori e rivoluzione"]. Nel settembre 1927 incarcerato a Amiens per non aver pagato una multa di fr. 7'500 riguardante articoli anticlericali sul Germinal (denuncia del Vescovo per diffamazione), poi liberato dopo uno sciopero della fame di 22 giorni. Nel 1931 ancora detenuto per 10 giorni.
Muore all'ospedale Broussais di Parigi e cremazione al Père Lachaise il 25 maggio 1935.



Né à Nice le 27 janvier 1876, mort à Paris le 18 (ou le 21) mai 1935.

Second Casteu appartenait à une famille de trois enfants ; sa mère était veuve et l’avait élevé religieusement, mais dès son adolescence Segond Casteu s’était dégagé de toutes croyances ; il devint ouvrier typographe et militait à la CGT. À vingt ans, il fit dix-neuf jours de service militaire, puis s’exila en Suisse où il résida à Lausanne. Le 17 octobre 1895, il épousa à Vevey une veuve, Louise, Henriette, Emilie Perrin (21.11.1873-25.1.1914), déjà mère d'un ou deux enfants. Ensemble, ils en eurent trois entre 1896 et 1903.
A partir de 1905 au moins, il fut actif au syndicat des typographes affilié à la Fédération des unions ouvrières de la Suisse romande (FUOSR), d’orientation syndicaliste révolutionnaire. L’année suivante il était un des piliers de l’Imprimerie communiste qui publiait son organe, La Voix du Peuple,mais aussi L’Exploitée, le Gutenberg, organe de la fédération suisse des typographes, et d’autres titres.
En 1908, la famille Casteu habitait 1, rue de l’Hôtel-de-Ville, à Vevey.
En 1909, il parvint à regrouper les syndicats du bâtiment dans une fédération romande qui s’affilia aussi à la FUOSR. En septembre 1910, à l’occasion de la visite en Suisse du président français Armand Fallières, qui avait refusé la grâce de Liabeuf, Casteu le traita d’assassin dans La Voix du peuple. Arrêté, il fut mis au cachot vingt jours puis expulsé du pays, malgré quinze ans de résidence et une épouse suisse.
Après être passée par Thonon-les-Bains puis par Paris, la famille s’installa au 4, rue Halle-aux-Herbes, à Nice. Second joua un rôle actif à la bourse du travail qui, à ce moment, n’adhérait plus à la CGT depuis trois ans. Son ou ses fils envoyèrent, à l’époque, des dessins à la revue Les Petits Bonshommes (voir Léon Clément).
En septembre 1913, la famille Casteu habitait au 119, rue Didot, à Paris. En novembre de cette année, elle s’installa à la Ruche de Sébastien Faure, à Rambouillet. Louise Casteu mourut le 25 janvier 1914 à Neuilly, et Second resta à la Ruche avec ses enfants âgés de 11 à 16 ans. Il y rencontra bientôt Eugénie Trébuquet, qu’il épousa le 8 mars 1915 à Antibes (Alpes-Maritimes).
En 1914, Casteu fut mobilisé à Beauvais dans la « territoriale » et "après avoir abimé sa santé pour ne pas aller au front" passa trois ans dans un hôpital. Redevenu civil à la fin de 1918, il se fixa à Haucourt par Crillon, dans l’Oise.
Il collabora au Libertaire, puis devint correspondant de Germinal, hebdomadaire anarchiste de la Somme, dont il fit la propagande pendant plus de dix ans, le vendant chaque samedi au marché de Beauvais et dont il assura la gérance en septembre 1927 pour l’édition de l’Oise. Le 17 septembre 1920 il avait participé avec G. Bastien à la fondation de la Fédération Communiste Libertaire (FCL).
Le 9 février 1921, il fut jugé par le tribunal correctionnel de Beauvais pour des propos tenus en réunion publique le 12 mai 1920 au théâtre de Beauvais ; il fut condamné par défaut à deux ans de prison ; une campagne en sa faveur permettra d’obtenir sa libération conditionnelle, mais il sera de nouveau poursuivi pour « outrages à gendarmes » ;le 13 avril, la peine fut confirmée, mais il obtint le sursis et se vit infliger 500 F d’amende. Le 20 juillet, ce fut la saisie, ses meubles furent vendus. Casteu appartenait alors au Soviet de l’Oise.
Casteu, qui en 1922 avait participé avec sa compagne à l’enquête sur "le fonctionnarisme syndical" publié par La Revue anarchiste de Sébastien Faure, représenta la Fédération de l’Oise au IIIe congrès de l’Union anarchiste à Levallois (Seine) les 2 et 4 décembre 1922. Il assista au IVe congrès qui se tint à Paris les 12 et 13 août 1923 et il se confond peut-être avec Casteu qui fut délégué par l’UD unitaire de la Somme au comité national de la CGTU en 1923 (cf. L’Atelier, 21 avril).
Le 10 mai 1927, Second Casteu témoigna aux assises, en larmes, au procès d’un de ses fils, membre d’une bande de « cambrioleurs anarchistes » ayant dévalisé une bijouterie. Il était alors établi comme commerçant. Son fils fut condamné à cinq ans de réclusion et cinq ans d’interdiction de séjour.
En septembre 1927, il fut poursuivi par l’évêque de Beauvais en raison d’articles anticléricaux, publiés dans Germinal. Arrêté le 26 septembre, il fut incarcéré à la prison d’Amiens et condamné à verser 7 503 F 20 d’amende au total. Il dut subir la contrainte par corps parce qu’il n’avait pas payé les 1 000 F de dommages et intérêts auxquels il avait été condamné. Il fit pendant dix-huit jours la grève de la faim pour obtenir le régime politique et fut libéré peu après et poursuivra ses activités dans Germinal jusqu’à la disparition du journal en 1933.En 1928 il était le trésorier de la Fédération Anarchiste de l’Oise. En 1931, il fit l’objet de nouvelles poursuites et fut libéré après dix jours de prison et sept de contrainte par corps.
Le 15 mai 1931, à Beauvais, Second et Eugénie Casteu divorcèrent.

Second Casteu est mort d’épuisement le 18 (ou le 21) mai 1935 à l’hôpital Broussais à Paris et a été incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 23 mai.

Second Casteu avait également collaboré au journal syndicaliste révolutionnaire Le réveil typographique (Paris, 1901-1909, 44 numéros) et à La revue anarchiste (Paris, n°1, janvier 1922 à n°35, 10 août 1925).


FONTI:

GB-ME // DBMOF / DIMA / Decreto federale di espulsione 29.8.1910 / Journal de Genève 18.8.1910 / 1.9.1910 / Gazette de Lausanne 31.8.1910 / Rév. 8.6.1935 / Voix du Peuple - Lausanne 25.1.1908 ecc. ecc. / Cercle vaudois de généalogie / Le Petit Parisien, janvier-février 1926, janvier 1927 / L'Humanité, 5-6 mars 1923 / Les Petits Bonshommes, 1912 / AD Alpes-Maritimes en ligne / Claude Cantini in Cahiers d'histoire du mouv. anarchiste, 2000 /




CRONOLOGIA: